Aujourd’hui, c’est mon anniversaire et c’est aussi le premier jour de l’hiver dans l’autre hémisphère !  La météo du jour me le rappelle car, ce matin, nous nous réveillons dans un nuage. A l’extérieur de la maison, tout est blanc, tout est détrempé.

Nous devons charger la voiture avec nos voiles et toutes nos affaires car nous déménageons vers une autre maison du côté de Porterville, plus près du déco.

Nous protégeons notre matériel sur le toit de la jeep à l’aide d’une bâche car une bruine dense nous enrobe. Sincèrement, même bien habillé, il ne fait vraiment pas chaud. C’est l’hiver quoi ! J’ai ma veste doudoune, mon bonnet et mes tongs ; tout un look.  Les tongs, c’est pour me rappeler qu’on est censé être en vacances en été.

En traversant la plaine en direction de Porteville, nous observons le ciel. Il y a du vent et de la pluie. Nous apercevons à quelques kilomètres de là, le déco recouvert d’un dense nuage qui se vide. Difficile d’imaginer que l’on puisse voler, mais ici tout est possible !

Le temps évolue vraiment vite. Sous la chappe de nuages gris, déjà des barbules se forment. Nous apercevons au loin des taches de soleil et fonçons illico au déco.

Nous y retrouvons tous les compétiteurs de la pré PWC et  comptons sur eux pour se mettre en l’air et voir si la journée est volable ou pas.

Un fort vent du sud lèche le ridge, des nuages menaçants parsèment le ciel, et derrière nous, des fronts noirs s’accumulent sur les reliefs.

Ça y est, la décision de l’organisation de l’épreuve de compétition tombe. La manche est annulée.

Aucun problème pour certains compétiteurs ! Une dizaine d’entre eux se mettent en l’air sous nos yeux étonnés. Ils décollent dans les rouleaux de vent avec des Enzos (aile de compétition) et les plus rapides assurent. Puis, arrivent les derniers qui eux, ne devraient pas décoller et qui nous offrent un spectacle de sketches en tous genre.

En l’air, les parapentes se font malmener ; nous apercevons au loin des ailes littéralement scotchées face au vent, et au sol certaines reculent carrément.

Nous décidons de ne pas voler aujourdhui. En route, nous croisons quelques pilotes à quelques kilomètres du déco en train de plier leurs matos, ils n’ont pas atteint Porterville. Nous sommes contents de notre choix.

Arrivés à la nouvelle maison, Stefanie rencontre une immense tortue de terre en balade que nous appelons Sophie. La pauvre n’arrive pas à sortir de notre terrasse et parait effrayée. Je décide de l’emporter quelques mètres plus loin, dans un environnement plus agréable pour elle. Bon dieu, qu’elle est lourde !

Stefanie et Axel partent randonner pas loin à la recherche de cascades pour se rafraîchir pendant que je fais une sieste bien méritée après une dure journée !