21 octobre

Ce matin, c’est au tour de Jeremy de rester à la maison. Stefanie et moi montons au décollage et là, nous retrouvons un nouvel arrivage frais de parapentistes, dont Ruru et Daniel du Jura. Il y a une masse de monde.

Le décollage est moins simple que d’habitude, sans doute à cause du stress ambiant. Je dois m’y reprendre à 3 fois.

Nous décollons enfin, et il y a tellement de monde en l’air que nous préférons nous éloigner sur des crêtes adjacentes afin d’éviter la débandade. En l’air, on trouve de tous les niveaux de pilotage. Et c’est bien ça le problème ! 🙂 

Peu importe ; le terrain de jeu est immense et aujourd’hui nous volons presque toujours en couple. On affronte le vent d’Est à deux, et c’est tant mieux parce qu’il est assez teigneux.

Il y a un passage incroyable, où je devance Stefanie de quelques centaines de mètres afin d’ouvrir la voie et je vois au loin deux ou trois vautour. Je fonce sur eux pour profiter du thermique dans lequel ils volent. Et là, c’est le délire absolu ! Une nuée de vautour décolle de la montagne que je survole et monte dans le thermique dans lequel je me trouve. Stefanie, voyant cela, se rue sur nous. Et nous voilà entourés d’une soixantaine de vautours et d’aigles. Je crie, je chante, je fais des bruits d’oiseau bizarre afin d’éviter la collision. Stefanie se demande pourquoi ne pas simplement profiter de cet événement en silence.

Puis, je vais enfin jusqu’à la maison du Dalai Lama. A ce moment-là, je décide d’accélérer le pas et je fais le retour sans Stefanie. Je vole en direction de 360, et retour attero. Nous avons fait une centaine de kilomètres aujourd’hui ; les premiers de la saison pour Stefanie ! Bravo à elle car ce n’étais pas donné ! Et promis : demain j’irais dans les reliefs de derrière pour essayer de flirter avec les 5000 mètres. Mais ça fait peur !