24 Octobre.

Ce matin, c’est avec Ruru et Daniel que nous partageons un taxi pour monter au décollage.

Le conducteur de taxi n’est, pour une fois, pas un pro de la vitesse, ça nous change et c’est même un peu déconcertant.

Arrivés au col, nous montons les 100 derniers mètres à pied, comme tous les jours précédents. Aujourdhui il y a du vent qui arrive de l’ouest, un tantinet rafaleux. Il fait froid, ce qui est quand même bizarre.

J’en conclus que le vent arrive de derrière les reliefs et qu’il crée un phénomène de foehn local.

Durant notre attente, un berger passe au milieu de nos voiles avec ses vaches et ses chèvres croisées avec des moutons. C’est le branlebas de combat pour mettre nos équipements à l’abris de leurs sabots !

Pas grand monde ne souhaite se mettre en l’air, et le peu qui le font semblent, pour la plupart, être des pilotes qui ont beaucoup d’égo et peu d’expérience. Nous assistons à des décollages un peu « limite ».

Au bout d’un certain temps, le vent se calme un petit peu, alors nous décollons. Je suis mon idée de départ, soit de me laisser glisser en fond de combe avec et de passer la crête suivante en m’appuyant sur la vague du rouleau. Ça marche pas mal, et dès que je passe la crête, c’est le pétard. Je continue sur une dizaine de kilomètres et constate que le vent vient dans tous les sens. Ma théorie du vent provenant des hauts reliefs se confirme. Les brises de vallée sont accélérées. De plus ça développe très rapidement sur la crête des 4000. Je préfère rentrer poser après 20 kilomètres de vol.

Je m’imaginais faire un beau vol aujourd’hui, pour finir en beauté, mais le sort en a décidé autrement !

Je retrouverai Stef à l’atterrissage qui, elle, a simplement décidé de redescendre en parapente plutôt qu’en taxi.

Nous irons déguster le meilleur pain à l’ail, houmous et smoothie frais de la planète, la récompense des braves !

Pas simple de faire des photos en l’air aujourd’hui