Samedi soir, nous nous excitons pour trouver le décollage parfait pour aller voler le lendemain. Ce n’est pas simple car il y a 7 hPa de différence entre le Nord et le Sud des Alpes, ce qui signifie que la journée sera probablement bien ventée. Nous décidons au final d’aller décoller sous le vent, à Leysin.

Dimanche matin à 6h30, Reynald réévalue sa décision et nous annonce qu’il abandonne l’idée des reliefs car il y a un risque que les vents de vallée soient trop importants.

A la place, il nous propose le décollage de Gros Cousimbert, dans les Préalpes fribourgeoises.

6h45, c’est branle-bas de combat ! Nous nous étions donné rendez-vous avec la fine équipe pour un départ à 7h30 de la gare de Cornavin, direction Leysin en train. Il faut avertir tout le monde et ne perdre personne en route.

Plusieurs pilotes se désistent et nous partons avec les autres de Genève pour le Mouret au fin fond de la Gruyère.

Arrivé le premier, je pense emmener Stefanie, Calina, Martin et Daniel au décollage, pour revenir chercher les autres plus tard. C’était l’idée, mais après 30 minutes de route, nous arrivons devant une barrière fermée à 2 heures à pied du décollage. C’est un détail qui n’arrête pas l’équipe : ils attaquent la montée avec leurs gros sacs.

Je me fais à l’idée que je ne volerai pas aujourd’hui, car je n’ai aucune envie de me taper l’ascension de plus de deux heures avec un sac de 20 kg sur le dos.

Je retourne chercher Reynald, Franco, et Gilles et les avertis de ce qui les attend.

Une fois l’aller-retour effectué, nous nous retrouvons devant la barrière fermée. Mais un Quad avec une remorque apparaît et nous propose de nous emmener au sommet ! Nous nous empressons d’accepter. Il était descendu chercher l’autre partie de notre équipe, mais en s’éloignant de la route, ils ont manqué son arrivée !

Arrivés sur la crête, nous marchons une quinzaine de minute pour trouver un chouette décollage, bien orienté. Mais une défenseuse de la nature nous incite à renoncer car les tetras lyre nichent en ce moment dans la pente. Nous allons donc au refuge de Gros Cousimbert, comme prévu initialement. Le patron de l’établissement nous reçoit comme il se doit.

Stefanie, Calina, Martin et Daniel nous rejoignent enfin après plus de 2 heure de marche ; ils ont fait le tour du cirque en passant par la Berra.

Nous décollons devant une plaine hallucinante et dans des conditions topissimes. Certains d’entre nous feront un vol détente dans des conditions absolument parfaites, d’autres feront preuve d’une grosse force de caractère en remontant à pied au décollage après un vol plus court.  Une journée comme je les aime, ou absolument rien ne se passe comme prévu, mais se passe quand même ! C’était riche en émotion et nous y retournerons car l’accueil des gens dans cette région est incroyable.

Merci à tous pour cette belle aventure !